Généralités

Dernière modification :  9 janvier 2020

Définition du besoin, seuils et computation

La Direction des Achats de l’Etat a publié un guide de l’achat public relatif au sourcing opérationnel. Ce procédé consiste pour un acheteur à effectuer des consultations ou réaliser des études de marché en amont de la consultation afin de cibler au mieux son besoin. Si le sourcing a été consacré par la réforme de la commande publique entrée en vigueur le 1er avril 2016, sa mise en œuvre a été source d’interrogations. Le présent guide apporte les clés de cette mise en œuvre notamment sous forme de schémas, modèles de courriers et de questionnaires à destination des fournisseurs.

Guide de l’achat public - Le sourcing opérationnel, mars 2019, DAE

L'obligation de dématérialisation de toute la procédure et de mettre en concurrence, (ce qui peut passer par la consultation directe de plusieurs entreprises en leur demandant un devis), s'impose pour tout achat d'un montant supérieur ou égal à 40 000 € HT.

A partir de 90 000 € HT, une publicité dans la presse est de plus obligatoire. A partir de 214 000 € HT pour les fournitures et services ou 5 350 000 € HT pour des travaux, une procédure formalisée est nécessaire et les mesures de publicité dépendent de la procédure retenue.

Dans la fourchette comprise entre 40 000 et 90 000 € HT, la publicité doit être adaptée et il faut diffuser plus ou moins largement selon que le montant s'approche des 90 000 € HT, selon que l'objet du marché est plutôt commun ou plutôt spécial et selon le nombre et la localisation géographique des entreprises intéressées.

NB : pour déterminer le montant d'une consultation, il faut s’il s’agit :

  • d'un achat ponctuel : cumuler le montant estimé de toutes les prestations nécessaires à la réalisation de l'objet du marché et ce, même si des consultations séparées et/ou alloties sont lancées  (Ex : construction d'un bâtiment : cumuler les lots gros-œuvre, électricité, plomberie, etc. même s’ils sont lancés séparément) ;
  • d'un achat récurrent : cumuler le montant estimé de tous les achats de même nature sur une période d’au moins 12 mois ou pour la durée envisagée du marché, si elle est plus longue.

NON. Le Code de la commande publique ne s’applique qu’aux marchés publics pour lesquels une consultation est engagée ou un avis d'appel à la concurrence est envoyé à la publication à compter du 1er avril 2019. Les marchés dont la consultation a été engagée avant cette date seront exécutés en application des dispositions de l’ordonnance n°2015-899 du 25 juillet 2015 et de son décret d’application n°2016-360 du 25 mars 2016.

Tous les montants en marchés publics sont exprimés en HT (pour déterminer la procédure, la transmission au contrôle de légalité, etc.), à l’exception du seuil pour le paiement direct du sous-traitant (600 euros TTC - article R.2193-10 du Code de la Commande Publique).

Dématérialisation et profil acheteur

Au 1er octobre 2018, est attendue une évolution relative aux divers pans de la dématérialisation dans la commande publique (mise à disposition dématérialisée des documents, communication et échanges d’information par voie électronique, accès aux données essentielles des marchés publics, etc.). Dans ce cadre, l’arrêté du 12 avril 2018 redéfinit les caractéristiques de la signature électronique dans les marchés publics tout en intégrant à la règlementation les dispositions du règlement européen du 23 juillet 2014 sur l'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques. On relèvera notamment que les formats acceptés sont XAdES, CAdES ou PAdES.

Cet arrêté entrera donc en vigueur dès le 1er octobre 2018, mais les certificats de signature qui avaient été pris conformément à l’arrêté précédent (du 15 juin 2012) resteront valables jusqu’à leur expiration.

Arrêté du 12 avril 2018 relatif à la signature électronique dans la commande publique et abrogeant l'arrêté du 15 juin 2012 relatif à la signature électronique dans les marchés publics (J.O., du 20 avril 2018)

L’arrêté du 14 avril 2017 fixe les fonctionnalités que doivent proposer les profils d’acheteurs. Ces derniers peuvent offrir des fonctionnalités supplémentaires le cas échéant.

Les profils d’acheteurs doivent notamment permettre de déposer et de réceptionner des candidatures et offres électroniques, ainsi que de compléter un formulaire nécessaire à la publication des données essentielles du contrat et de ses modifications.

Ces dispositions s’imposeront aux acheteurs et autorités concédantes au 1er octobre 2018 mais peuvent d’ores et déjà être mises en œuvre.

Arrêté du 14 avril 2017 relatif aux fonctionnalités et exigences minimales des profils d’acheteurs (J.O., 27 avril 2017)

Le 1er octobre 2018 constitue une étape importante dans la dématérialisation de la passation des marchés publics. A cette date, toutes les communications et échanges d’informations entre acheteurs et opérateurs économiques des marchés publics dont la valeur du besoin estimé est supérieure à 25 000 € HT devront être réalisés par voie électronique.

Le guide traite le dossier sous la forme de questions-réponses réparties en 4 rubriques :

  • le profil d’acheteur (publication des documents de la consultation, données essentielles etc.) ;
  • les échanges dématérialisés (documents de la consultation, dépôt/réception des candidatures et des offres, copie de sauvegarde, coffre-fort électronique, etc.) ;
  • la signature électronique ;
  • le document unique de marché européen (DUME).

Pour accéder au guide, cliquez ici.

En application des articles 107 du décret n°2016-360 du 25 mars 2016 et 34 du décret n°2016-86 du 1er février 2016, les personnes publiques passant des marchés publics et concessions sont tenues de mettre à disposition sur leur profil d’acheteur les données essentielles relatives à ces contrats. Il en est de même pour les modifications afférentes à ceux-ci. L'arrêté du 14 avril 2017 précise la liste des données essentielles à diffuser, leurs formats, normes et nomenclatures.

Cette publication n’est obligatoire qu’à partir du 1er octobre 2018 et seulement pour les marchés publics d’un montant égal ou supérieur à 25 000 € HT, et pour l’ensemble des concessions quel que soit leur valeur globale.

Décret n°2017-516 du 10 avril 2017 portant diverses dispositions en matière de commande publique (J.O., 12 avril 2017)

Arrêté du 14 avril 2017 relatif aux données essentielles dans la commande publique (J.O., 27 avril 2017)

Documents et formulaires

La Direction des affaires juridiques propose divers formulaires qui ne sont pas obligatoires et peuvent (doivent) être adaptés par ceux qui les utilisent, pour aider à la passation (déclaration de sous-traitance par exemple) et à l’exécution (procès-verbaux de réception) des marchés publics.

Ces documents sont accompagnés de notices explicatives et, pour la plupart, ont été mis à jour de la nouvelle réglementation. Ils sont consultables sur :
https://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-marches-publics

La Mission Interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP) produit de nombreuses publications dans le domaine très spécifique et complexe de la commande publique de maîtrise d’œuvre (architecte, bureau d’études, etc.) et prestations intellectuelles associées (programmiste notamment). 

Elle vient d’actualiser son guide à l'intention des maîtres d'ouvrage publics pour la négociation des rémunérations de maîtrise d'œuvre. 

Ce document conçu comme un outil technique a comme ambition d’aider les maîtres d’ouvrage publics à la négociation des rémunérations de maîtrise d’œuvre privée. Il n’a pas de valeur réglementaire, mais les éléments chiffrés qu’il contient permettent de donner une base de négociation dont la neutralité n’est pas contestée. 

Pour télécharger le guide, cliquer ici.